Farmili va équiper 60 familles d’Ile-de-France en poulaillers

Farmili va équiper 60 familles d’Ile-de-France en poulaillers

La commune de Saint-Maur-des-Fossés dans le Val-de-Marne a retenu Farmili dans le cadre de son opération “les poules, c’est cool !”. L’objectif : sensibiliser les Saint-Mauriens sur le tri des déchets ménagers en fournissant 2 poules à 60 familles volontaires. Et pour loger les Gallinacés, la ville a choisi de promouvoir le savoir-faire d’une jeune start-up engagée sur le front de l’écologie ludique.

Poulailler Youmakit, Farmili
Les vertus des micro-élevages ne sont plus à démontrer : en plus de recycler plus de 150 kilos de déchets alimentaires, une poule pond entre 150 et 200 œufs par an. À 50 centimes l’œuf fermier dans le commerce, on comprend pourquoi la production d’œufs maison fait des émules. Et cela n’est pas pour déplaire à ces chères amies à plumes, qui trouveront chez les particuliers un espace plus propice pour s’ébattre, en comparaison avec les cages exiguës dans lesquelles sont encore produits près de 80% des œufs que nous consommons chaque jour…

Livré en kit, le poulailler Youmakit a été entièrement conçu par Farmili, la start-up des basses-cours. Il est prévu pour accueillir une paire de poules. La porte du parcours de promenade permet une ouverture sur le jardin. Le soir venu, les poules rentrent seules à la maison !

La poule pour tous
Les poules sont partout ! Y compris depuis peu dans les maisons de retraite, les écoles et les centres médicaux éducatifs dans lesquels Farmili intervient de plus en plus. Tout récemment, c’est à Lille (59) et à Vaugneray (69) que la start-up a installé ses parcs à poules. L’effet sur les résidents est immédiat et réserve de belles surprises. De l’aveu des responsables d’établissements, certaines personnes à priori peu concernées par les Gallinacés puisent rapidement à leur contact un bien-être et un épanouissement inespérés.

Le saviez-vous ?
Chaque mercredi, Farmili livre ses poules à travers toute la France. Les particuliers peuvent les commander directement sur le site Internet : www.farmili.com

Alain Delavie

Agronome de formation et jardinier passionné depuis sa plus tendre enfance, collectionneur de plantes, Alain Delavie a exercé différents métiers toujours en étroite relation avec le monde végétal et le jardin, en commençant par celui de pépiniériste collectionneur avant de devenir journaliste et auteur spécialisé dans le jardinage. Il est aujourd'hui directeur des rédactions de Rustica (hebdomadaire Rustica, trimestriels Rustica Pratique et Rustica Les Essentiels).

Cet article a 8 commentaires

  1. poupoule

    Il faut arrêter de voir le mal partout! Je suis une de ses personnes qui ont deux poulettes en ville suite à une la proposition de la mairie, évidement nous avons un jardin suffisamment grand pour qu’elles se régalent de limaces ect… elles broutent notre herbe et se roulent dans la terre avec bonheur, elles ont un grand enclos pour les jours de boulot où nous ne pouvons pas les laisser en liberté dans le jardin complet! Elles ont des prénoms et font parti de la famille! Nous savons très bien qu’un jour elles ne donneront plus d’oeufs et évidement nous les garderons car nous les aimons comme nos autres animaux! Il y a aussi des gens responsables dans ce genre de démarche, tout dénigrer comme ça c’est n’importe quoi! Il y a des gens irresponsables et d’autres responsables et tout ça n’a pas de rapport avec cet initiative d’avoir ou non des poules en ville! Je peux vous dire que mes poules sont beaucoup plus heureuses que dans un élevage “bio”! Et je ne vous parle pas des autres types d’élevages dégradant pour la santé mentale des pauvres bêtes! quand je vois l’activité débordante de mes deux protégées je trouve ça complétement dégueulasse d’octroyer seulement 4 ou 5m2 de terre à ces animaux en se cachant derrière l’appellation bio! Parlez de ce que vous connaissez, merci.

  2. inghels

    mon voisin a des poules et nous avons grâce à lui les meilleurs oeufs du monde.
    je vois le soin qu’il porte à ses poules qui sont en liberté dans un grand champs, je vois que ces poules ne sont pas des poubelles et ne mangent pas tout. Nous portons au voisin nos restant de pain et de légumes, il cuit tout cela. Les poules ne mangent pas le vert de carottes ( petit exemple).
    Pour élever des poules il faut s’y connaître, cela aussi est un métier.

  3. Josette

    Mon âge et mon intérêt pour les animaux font que je pourrais en écrire des pages et des pages à propos des animaux choyés un temps et ensuite laissés pour compte.

    Mes amis en Eure et Loir ont découvert à leur retour de vacances il y a 2 ans comment des gens ont résolu le problème des vacances pour leur petit protégé, un lapin bélier nain : en le mettant dans leur jardin… Lapin est désormais soigné, chouchouté et si mes amis s’absentent longtemps, ils le font garder.

    Un autre exemple : le lapin qui marinait dans sa cage pas souvent nettoyée sur le balcon au dessus de chez moi qui m’envoyait ses effluves de clapier ; le chat des mêmes gens expédié définitivement dehors parce qu’il avait ses griffes sur la moquette neuve, etc…

    Mon idéal : pas d’animaux car cela voudrait dire que tous les animaux ont déjà un toit, sont bien traités. Tous mes animaux ont été, sont des animaux trouvés, abandonnés.

    Je ne dis pas que tout sera négatif avec les gens de St Maur-des-Fossés * mais il faudra faire un minimum de suivi au cours des mois qui suivront l’arrivée des volatiles et faire un bilan objectif plus tard. On n’est jamais assez prudent quand le bien être d’animaux est en jeu.

    Il y a une utilité que je vois pour les poules : la destruction des limaces et escargots. Mais attention : j’ai déjà vu l’état d’un jardin après le passage d’une poule laissée en liberté totale : un véritable champ de bataille. Mais peut être que celle-ci était caractérielle !

    Enfin un point qui me semble important : en plus d’un abri confortable je pense qu’il faut à ces poules un bel enclos, surtout pas un espace riquiqui… ….

    * Ma grand mère y avait une grande maison où je passais toutes mes vacances quand j’étais gamine, rue Jules Joffrin, désormais il y a un immeuble à la place.

  4. Ghislain Journé

    En réponse à Josette qui manifeste un grand amour pour les animaux : Josette ne doutez pas de la démarche des familles de Saint-Maur-des-Fossés qui se sont portées volontaires pour l’opération ! Elles n’ont pas pris des poules pour la seule question du recyclage. N’allons pas trop vite dans les interprétations et saluons les initiatives qui vont dans le bon sens ;-)

  5. Josette

    Alors là je ne suis A..B.S.O.L.U.M.E.N.T. P.A.S. d’accord. La poule transformée en sani-broyeur, en poubelle : une idée à la mode et des plus consternantes.

    Entre l’intention et le résultat il y aura forcément de la marge et une poule ce n’est pas un téléphone portable qu’on jette pour avoir le dernier modèle en 4G..

    Que ce soir intéressant pour un établissement hospitalier ou autre OK mais des poules laissées chez des particuliers ….On voit déjà tout ce qui se passe avec des animaux dits de compagnie et pourtant bien souvent achetés très chers dans des jardineries qui intègrent des animaleries.

    Il y a mieux à faire : j’ai versé une minuscule obole pour une association (Est de la France ou Luxembourg) qui récupère des poules qui ont fini leur temps de productivité et qui devraient normalement finir en bouillon.

    Vaccinées, requinquées, bichonnées, elles sont données ou acquises par des gens qui ne souhaitent que leur bien être et pas à faire le tri à leur place.

    L’idée d’avoir des oeufs frais c’est sympatique et j’ai largement la place d’avoir un poulailler mais il y a des renards qui circulent par ici et qui me sont tout autant sympathiques. Je ne veux pas me fâcher avec eux ou passer la nuit sur le qui-vive à imaginer une tuerie toujours possible. Goupil est malin !

    Dans mon coin de Bourgogne les renards sont exterminés sans pitié, le Papa, la Maman, les petits, tout y passe, jusqu’au jour où les pouvoirs publics se rendront enfin compte qu’ils sont utiles à limiter les souris. On empoisonne à tours de bras les rongeurs dans les campagnes et faute de proies les renards visitent les poulaillers mal clos. Logique !

    Et puis le jour qu’elles tombent malades nos poulettes il faut le véto et il y a de grandes chances que l’économie sur les oeufs s’envole en une seule facture ; faut bien qu’ils vivent les vétos, ils ont fait de longues études pour soigner nos bestioles.

    Donc pas de poule chez moi, je me contente ‘d’acheter des oeufs Bio en espérant que c’est du vrai Bio et que les poules sont réellement en liberté dans un pré, pas en liberté dans un hangar. Il y aura bien un jour ou l’autre des filous pour jouer sur les mots.

  6. jpp

    Décidément ça me passionne. C’est la SPA qui doit commencer à construire des poulaillers…Mais la bonne nouvelle est pour le renard dont le Muséum , la Sorbonne et Paris 8 (Sarah Bortolamiol) recherchent la trace dans les agglomérations de la région parisienne. Si vous l’avez vu à Paris ou dans ses environs vous pouvez envoyer un mail à operation.foxtrotte@gmaill.com. Alain surveillez votre balcon !

  7. jpp

    je reviens sur le vocabulaire employé par notre start -up : écologie ludique, les poules rentrent toute seuls au poulailler , bien être, épanouissement….

  8. jpp

    On ne compte plus les lombricomposteurs transformés dans le meilleur des cas en barbecue.
    Je crains le pire avec cette nouvelle mode des gallinacés en ville. Comme tout animal domestique les poules ont besoin de soins avisés. Quid des départs en vacances, des maladies fréquemment propagées par les pigeons ? Du boulot en perspective en tout cas pour les vétérinaires.

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