La seconde vie du sapin de Noël

Sapin de Noël (épicéa commun), photo Smileus / Fotolia.comLe temps des décorations de Noël s’achève. Le sapin de Noël naturel, qu’il soit coupé ou en conteneur, devient inutile et parfois encombrant. Il faut penser à son recyclage ou à sa plantation.

Après les fêtes, ne jetez pas votre sapin coupé dans la poubelle ou sur la voie publique. À Paris, vous pouvez lui donner une deuxième vie en le déposant dans un des 100 points de collecte mis en place du 30 décembre 2013 au 26 janvier 2014 dans les parcs et jardins de la Ville de Paris. Il sera recyclé et transformé en broyat puis répandu dans les massifs ou composté. Ceci ne concerne que les sapins sans décoration, non floqués et sans sac.

Votre sapin est en pot, bien vivant ? Vous pouvez le replanter dans votre jardin si ce dernier est suffisamment grand. Car le petit sapin va vite devenir… Immense ! Voici les hauteurs à l’age adulte pour les principales espèces de sapin de Noël proposées dans le commerce :

  • Sapin de Nordmann (Abies nordmanniana) : jusqu’à 30 à 50 m.
  • Sapin noble (Abies nobilis) : jusqu’à 30 à 50 m.
  • Épicéa commun (Picea abies ou P. excelsa) : jusqu’à 30 m.
  • Épicéa du Colorado (Picea pungens) : jusqu’à 20 m.
  • Épicéa de Serbie (Picea omorika) : jusqu’à 30 m.

 

Dans quelques années, ce sapin fera beaucoup d’ombre dans le jardin à longueur d’année, il est préférable d’y penser avant de l’installer quelque part. Vous devez aussi le planter à deux mètres au minimum des limites de votre propriété. Et loin des fils électriques ou du téléphone s’ils traversent votre jardin.

La plantation des arbres persistants, notamment des conifères, se fait plutôt en mars ou en octobre. Mais tant que l’hiver reste doux et que le sol n’est pas gelé, ne laissez plus votre sapin de Noël dans son pot, vous pouvez le replanter. Il sera toujours mieux dehors que dans une pièce chauffée de la maison. Veillez à bien l’arroser après la plantation, sauf en période de gel.

 

Alain Delavie

Agronome de formation et jardinier passionné depuis sa plus tendre enfance, collectionneur de plantes, Alain Delavie a exercé différents métiers toujours en étroite relation avec le monde végétal et le jardin, en commençant par celui de pépiniériste collectionneur avant de devenir journaliste et auteur spécialisé dans le jardinage. Il est aujourd'hui directeur des rédactions de Rustica (hebdomadaire Rustica, trimestriels Rustica Pratique et Rustica Les Essentiels).

Cet article a 2 commentaires

  1. nicole

    il y a belle lurette que je n’achète plus de sapin …. l’énergie mise dans ces cultures serait bien mieux utilisée ailleurs !

  2. jpp

    Les conifères acidifient le sol de manière irrémédiable (à l’échelle humaine) et rien ne pousse en dessous: à prendre en compte !

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