Participez à l’Opération Cymbalaire (Vigie-Nature)

Participez à l’Opération Cymbalaire (Vigie-Nature)

Cymbalaire (Cymbalaria muralis) sur un mur dans Paris

Faut-il continuer à se parer de ses plus beaux habits quand personne n’est là pour vous regarder ? Les citoyens sont invités à répondre à cette question en participant à l’Opération Cymbalaire, lancée par le Muséum national d’Histoire naturelle et l’association Tela Botanica, dans le cadre du programme Sauvages de ma rue de Vigie-Nature. Une simple règle suffit pour participer !

Opération Cymbalaire parce que ce nom désigne une plante, Cymbalaria muralis, spécialiste de la colonisation des murs et des murets. Elle arbore ses délicates fleurs aux pétales mauve et jaune qui, bien que plaisantes à nos yeux, n’ont pourtant pas d’autres buts que d’attirer les pollinisateurs. Mais que se passe-t-il lorsque les cymbalaires trouvent logis en des lieux où les insectes se font rares, comme dans certains quartiers des villes ?

La cymbalaire, comme d’autres plantes que l’on trouve en ville, a la particularité de pouvoir se passer des pollinisateurs pour se reproduire : elle est capable de “s’auto-féconder”. L’enjeu de l’opération lancée par le Muséum et Tela Botanica consiste à découvrir si ces plantes continuent à fabriquer d’attirants pétales pour les pollinisateurs seulement dans des milieux riches en insectes ou si, même en plein “désert urbain”, elles continuent à se mettre sur leur 31.

Pour participer, il suffit de :

  1. trouver un ou plusieurs bouquet(s) de cymbalaire (cinq au maximum par rue)
  2. mesurer le pétale inférieur de 5 de ses fleurs (choisies au hasard)
  3. envoyer ses données sur : www.tela-botanica.org/operation:cymbalaire

Vous avez jusqu’à la fin de la floraison, cet automne, pour participer !

Alain Delavie

Agronome de formation et jardinier passionné depuis sa plus tendre enfance, collectionneur de plantes, Alain Delavie a exercé différents métiers toujours en étroite relation avec le monde végétal et le jardin, en commençant par celui de pépiniériste collectionneur avant de devenir journaliste et auteur spécialisé dans le jardinage. Il est aujourd'hui directeur des rédactions de Rustica (hebdomadaire Rustica, trimestriels Rustica Pratique et Rustica Les Essentiels).

Cet article a 2 commentaires

  1. jpp

    Je vais faire un effort pour participer bien que je sois assez sceptique sur le caractère scientifique de ces opérations du Muséum qui relèvent surtout de la com.

  2. nicole

    tiens, comme c’est amusant comme recherche ! je vais m’y lancer, d’autant que j’ai de quoi comparer …. mon jardin est plein de cymbalaires ! ces adorables petites plantes concurrencent les petits érigérons karvinkianus, une vrai bataille de “géants” pour des petites plantes au look si inoffensif ….

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