Création de la Société française d’acclimatation

Création de la Société française d’acclimatation

Palmier et Araucaria, l'exotisme dans le square Boucicaut, Paris 7e (75)

Quatre passionnés viennent de créer la Société française d’acclimatation, dans le but de promouvoir l’acclimatation des végétaux sous toutes ses formes.

Pourquoi ?
Les dynamiques sociétés d’acclimatation existant à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, qui expérimentaient activement sur l’introduction en Europe des plantes exotiques dans les jardins, ont disparu : après la grande guerre, la grande crise, la seconde guerre, nul ne s’est plus trouvé pour reprendre le flambeau.

Elles nous manquent…
Leurs expériences, leurs résultats, les écrits qu’elles nous ont laissés étaient intéressants, constructifs ; la passion de leurs échanges est encore palpable dans leurs revues. Ces acclimateurs ont transformé les paysages : sans eux pas de Côte d’Azur, pas de mimosas à Noirmoutier, d’hortensias, de cordylines ou d’agapanthes en Bretagne.
Il reste, pour l’essentiel, des associations consacrées à un type de végétaux (orchidées, fuchsias, bulbes, palmiers, cactus….), et quelques sociétés horticoles généralistes, mais dans lesquelles l’acclimatation proprement dite n’est pas au premier plan.

Le but
Quatre acclimateurs français, liés d’amitié par le biais de notre passion. L’idée leur est venue de créer une association regroupant le maximum de passionnés d’acclimatation en France – et ailleurs –, afin de promouvoir autant que possible une diversification des plantations dans les jardins, d’échanger leurs idées, de s’entraider dans les essais que chacun tente et de laisser des traces écrites pour que l’art d’acclimater continue de progresser.
Tout en réfléchissant à l’acte d’acclimatation, à ses grandeurs et misères ; tout en refusant un exotisme borné, sans pour autant céder aux sirènes du délit de sale gueule végétale ; tout en intégrant le respect de la nature, de la vie et de la biodiversité…

Comment ?
Durant l’année 2013, après la phase de création, la Société sera en phase de fondation : vous pouvez rejoindre les fondateurs comme membres cofondateurs. La cotisation est fixée à 10 euros pour cette année inaugurale ; elle ouvrira à la réception des premiers bulletins, mais donnera surtout droit à contribuer activement à l’envol de l’association par tous les moyens et dans toutes les directions que tous pourront inventer sans qu’il n’y ait de limites à l’imagination !
Un bulletin web sera publié trimestriellement ; le premier numéro est paru (www.societe-francaise-acclimatation.fr/Plantaexotica2013.pdf), les suivants sont en cours d’élaboration. Chacun est convié à y collaborer, en partageant les fruits de son expérience – réflexions sur l’acclimatation, monographies de plantes, brèves de jardin, notes de culture, descriptions de visites de jardins, comptes rendus de livres, infos diverses… À partir de 2014, les fondateurs espèrent sortir un bulletin papier reprenant les articles les plus intéressants du bulletin électronique, plus d’autres éventuellement.
Le site de la Société (www.societe-francaise-acclimatation.fr) est en cours de construction ; les bulletins y seront disponibles, ainsi qu’un forum réservé aux membres.

Alain Delavie

Agronome de formation et jardinier passionné depuis sa plus tendre enfance, collectionneur de plantes, Alain Delavie a exercé différents métiers toujours en étroite relation avec le monde végétal et le jardin, en commençant par celui de pépiniériste collectionneur avant de devenir journaliste et auteur spécialisé dans le jardinage. Il est aujourd'hui directeur des rédactions de Rustica (hebdomadaire Rustica, trimestriels Rustica Pratique et Rustica Les Essentiels).

Cet article a 4 commentaires

  1. yanne85

    heureuse de cette création: je commençais à prendre pour incivilité mon amour pour les plantes exotiques

  2. jpp

    Je salue cette initiative bienvenue en période de plein délire xénophobe des plantes invasives.

  3. mamiefanfan

    j’en ai déjà entendu parlé, aller vois sur le site du specialiste des cactus et plantes grasses, Ets kuentz à Fréjus. c’est très intéressant.

  4. Ginette Langlois

    Bonjour,
    Je suis intéressée par les végétaux persistant à l’hiver québécois, zone climatique sub-boréale.

    Félicitations pour cette initiative.

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