Fruits momifiés sur l’arbre, danger !

Fruits momifiés sur l’arbre, danger !

Fruits momifiés sur un pommier fleuri au printemps, Parc André Citroën, Paris 15e (75)

Oubliés tout l’hiver sur les arbres fruitiers sensibles à la moniliose, les fruits momifiés sont très vite cachés au fur et à mesure que les fleurs et les feuilles éclosent. Mais ils n’en sont pas moins toujours sur les rameaux, à proximité de tous ces organes naissants qui sont souvent contaminés dès leur plus jeune âge…

Avec le printemps reviennent les maladies cryptogamiques (oïdium, moniliose, mildiou, etc.) que le vent et la moindre pluie vont disperser davantage. Hors le débourrage (éclatement des bourgeons de fleurs et de fleurs) offre de nombreuses “portes d’entrée” pour les champignons parasites qui peuvent ainsi contaminer les arbres fruitiers. C’est pourquoi il est conseillé de nettoyer les arbres pendant l’hiver pour ôter tous les fruits momifiés encore attachés aux branches ou tombés sous la ramure.

Fruits momifiés sur un pommier fleuri au printemps, Parc André Citroën, Paris 15e (75)

À ce stade il est déjà trop tard, le mal est fait. Mais on peut éviter une contamination encore plus importante des jeunes fruits qui vont vite se former en cueillant et éliminant les fruits desséchés, moins visibles malheureusement. Surtout pas de traitement même bio pendant la floraison, car il faut préserver les abeilles.

Alain Delavie

Agronome de formation et jardinier passionné depuis sa plus tendre enfance, collectionneur de plantes, Alain Delavie a exercé différents métiers toujours en étroite relation avec le monde végétal et le jardin, en commençant par celui de pépiniériste collectionneur avant de devenir journaliste et auteur spécialisé dans le jardinage. Il est aujourd'hui directeur des rédactions de Rustica (hebdomadaire Rustica, trimestriels Rustica Pratique et Rustica Les Essentiels).

Cet article a 8 commentaires

  1. josette

    Merci JPP pour le commentaire. Je trouve qu’il y a des décisions prises “en haut lieu” tout de même loufoques !

    Il ne faut pas poluer, d’accord, mais tout récemment j’ai appris que les crevettes pêchées dans les eaux scandinaves sont envoyées au Maroc pour être triées et nettoyées … Alors nous faire la morale après ça !!! Je conçois parfaitement l’interdiction dans le midi, quand il fait très chaud mais autrement ….Zut !

  2. Sylvaine

    Nous enlevons tous les fruits malades sur l’arbre ou au pied en automne et nous les mettons à la poubelle.
    Nous ne traitons pas nos pommiers, pour les pucerons les coccinelles font le travail et pour les maladies, cela dépend des années mais nous récoltons toujours quelques fruits.

  3. jpp

    En fait,, je me demande maintenant si on a le droit de brûler avec un incinérateur. En tout cas, Alain nous rappelait il n’y a pas longtemps qu’on a pas le droit de brûler. Donc , on met le tout dans une remorque pour aller à la déchetterie et on balance donc des spores de champignon tout au long de la route….

  4. josette

    Pourriez-vous m’éclairer SVP ? A t-on le droit de brûler si on a un incinérateur ? Sinon on fait comment ? En catimini on balance tout ce qui est contaminé dans un fossé, en bordure de champs ? Tout le monde n’a pas les moyens d’acheter un broyeur. Ici les service de la ville n’accepte même pas du chiendent dans les containers dits “pour compostable” car trop long à se décomposer. Merci d’avance.

    J’ai vu qu’un incinérateur de bonne taille coûte € 100 de marque française (Gouillard, publicité gratuite de ma part).

  5. jpp

    A récupérer deci-dela des vieux fruitiers,je m’aperçois que les anciens connaissaient parfaitement leur qualités d’adaptation à un terroir donné.

  6. bellaciao

    eh oui, jpp, ils ot une défense façon “pommiers des origines” !!!

  7. SHARON HOBBY

    quel est le secret des vieux arbres ?…

  8. jpp

    Je “gaule” régulièrement un vieil arbre bien contaminé. Se pose alors la problème de la réglementation : comment éliminer les fruits momifiés ? Pas le droit de brûler Il faut un incinérateur. Trop petit si pas cher. Ceci dit, dans mon verger les vieux arbres se défendent de manière satisfaisante , limitant d’eux-mêmes la moniliose à des dégâts “acceptables”.

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