Salvia splendens ‘Dancing Flame’, attention les yeux !

Salvia splendens ‘Dancing Flame’, attention les yeux !

Salvia splendens 'Dancing Flame', collection de sauges du Jardin des Plantes de Paris, Paris 5e (75)

Oui, vous ne rêvez pas, c’est bien une sauge écarlate (Salvia splendens), mais avec le feuillage abondamment panaché de jaune crème à un point tel que le vert disparaît presque sur certaines feuilles.

Salvia splendens 'Dancing Flame', collection de sauges du Jardin des Plantes de Paris, Paris 5e (75)

Contrairement aux nouvelles variétés de sauge écarlate de plus en plus trapues et courtes sur pied, cette variété chamarrée peut atteindre jusqu’à 50 à 60 cm de hauteur. Dans la région parisienne, elle est cultivée comme une fleur annuelle parce qu’elle ne résiste pas aux gelées. Quand on peut l’hiverner à l’abri du gel, elle est en fait parfaitement vivace, comme de nombreuses sauges.

Salvia splendens 'Dancing Flame', collection de sauges du Jardin des Plantes de Paris, Paris 5e (75)

Vous pouvez la découvrir dans la collection de sauges du Jardin des Plantes de Paris, située dans les carrés de la perspective. L’automne est déjà bien avancé, mais certaines espèces et variétés de sauges ont pris des proportions impressionnantes, continuant à fleurir tant qu’il ne gèle pas. La lumière du soleil automnal les met encore plus en beauté.

Alain Delavie

Agronome de formation et jardinier passionné depuis sa plus tendre enfance, collectionneur de plantes, Alain Delavie a exercé différents métiers toujours en étroite relation avec le monde végétal et le jardin, en commençant par celui de pépiniériste collectionneur avant de devenir journaliste et auteur spécialisé dans le jardinage. Il est aujourd'hui directeur des rédactions de Rustica (hebdomadaire Rustica, trimestriels Rustica Pratique et Rustica Les Essentiels).

Cet article a 3 commentaires

  1. Josette

    Bonjour Laurent.

    J’ai eu l’occasion de visiter une pépinière et je sais qu’il y a d’autres variétés que la rouge. Cette dernière, à mon humble avis, a sans doute été utilisée d’une façon trop “lambda” au fil des années. J’aime beaucoup “la sauvage” toute violette sur le bord des routes et j’aime beaucoup dans un autre registre la sauge des marais, pas très fournie, dommage, avec son incroyable bleu layette.

    Ce qui est certain c’est que j’échangerais volontiers la sauge écarlate habituelle contre tout le chiendent dans mon jardin. Pour l’instant je me console en me disant que je suis à la mode avec cette graminée omni-présente qui ne m’a pas coûté un centime….

    Quel bonheur les plantes !

  2. laurent

    Josette, pourtant, on en fait de jolies variétés saumonées, pourprées bien plus délicates que le rouge écarlate habituel.

    En tout cas, moi qui imaginais une plante moins vigoureuse, c’est loin d’être le cas!

  3. Josette

    Habituelement je n’aime pas trop cette sauge, trop vue dans des massifs immuables mais là avec son feuillage panaché et se détachant bien du feuillage c’est autre chose. J’aime bien.

Les commentaires sont fermés.