Un air d’automne en juillet

Les feuilles mortes se ramassent déjà à la pelle sous les marronniers qui ont pris leur habit d’automne en plein été. Avec la météo calamiteuse de ces derniers jours, certains coins de Paris prennent des airs d’automne, comme les allées du Cimetière du Père Lachaise.

Allée jonchée de feuilles mortes de marronniers dans le Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)
Allée jonchée de feuilles mortes de marronniers dans le Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75), 23 juillet 2011, photo Alain Delavie
Allée jonchée de feuilles mortes de marronniers dans le Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)
Allée jonchée de feuilles mortes de marronniers dans le Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75), 23 juillet 2011, photo Alain Delavie

Difficile de croire que nous sommes en juillet…

Allée et trottoir jonchés de feuilles mortes de marronniers dans le Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)
Allée et trottoir jonchés de feuilles mortes de marronniers dans le Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75), 23 juillet 2011, photo Alain Delavie
Allée et trottoir jonchés de feuilles mortes de marronniers dans le Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)
Allée et trottoir jonchés de feuilles mortes de marronniers dans le Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75), 23 juillet 2011, photo Alain Delavie

La mineuse du marronnier a encore fait des ravages cette année. Et le printemps précoce et chaud a favorisé les attaques plus tôt que d’habitude, d’où cette hécatombe estivale qui donne à certains parcs ou jardins un air d’automne, encore accentué par la grisaille, les basses températures et la pluie. Sinistre !

Chute des feuilles des marronniers en été dans le Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)
Chute des feuilles des marronniers en été dans le Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75), 23 juillet 2011, photo Alain Delavie

Une belle provision de feuilles, mais qui ne peut servir à rien. Il faut les ramasser et les brûler pour ne pas propager davantage la mineuse.

Alain Delavie

Agronome de formation et jardinier passionné depuis sa plus tendre enfance, collectionneur de plantes, Alain Delavie a exercé différents métiers toujours en étroite relation avec le monde végétal et le jardin, en commençant par celui de pépiniériste collectionneur avant de devenir journaliste et auteur spécialisé dans le jardinage. Il est aujourd'hui directeur des rédactions de Rustica (hebdomadaire Rustica, trimestriels Rustica Pratique et Rustica Les Essentiels).

Cet article a 2 commentaires

  1. jpp le jardinier

    Pour une fois pas tout à fait d’accord, cher Alain.
    D’abord, vu de mon observatoire de St-Serge , la maladie s’est manifestée plus tard que d’habitude (15 juin au lieu de 15 mai).
    Ensuite, on peut tout à fait se servir des feuilles ramassées maintenant: la larve n’hiberne dans les feuilles qu’à partir d’Octobre (info spécialistes mineuse de la Ville de Paris).
    La politique de la ville de Paris est de replanter des marronniers rouges (pas sensibles au parasite)à la place des blancs .
    En attendant la guêpe prédatrice de la mineuse qui équilibre la population dans les Balkans , berceau du marronnier…mais qui ne l’a pas suivie jusque chez nous pour l’instant.

  2. Catherine D

    les marronniers de Valmer vont mieux, Alix de saint V. les fait ramasser et brûler, seul moyen d’éliminer le parasite, la ville de Paris n’en fait pas autant ? J’imagine le Père-Lachaise sans les marronniers…

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