D’une année à l’autre, le jardin du Palais-Royal se pare de couleurs et de fleurs différentes. Cette année, le jaune acide et le rouge vif réveillent les massifs de roses, d’anémones du Japon et de dahlias aux teintes plus douces.

Labellisé « Jardin remarquable », le jardin du Palais-Royal s’étend sur 20 850 m² dans le 1er arrondissement de Paris.
Le jardin fut décidé par le cardinal de Richelieu pour ornementer le Palais-Royal et fut réalisé par Pierre Desgotz, le jardinier du roi. La palais et le jardin ont été légués à Louis XIII à la mort du cardinal et la famille royale s’y est installée. Le jardin a été modifié sous Charles X pour lui donner son aspect actuel avec les galeries et les tracés des allées.

Quatre doubles rangées de tilleuls taillés en marquise plantés dans les années 1970 et des marronniers rouges plantés en 1910 (au Nord du jardin) ombragent les allées du jardin du Palais-Royal, aux côtés de 466 autres arbres.

Un bassin central déploie ses jets d’eau en forme d’éventail vers deux vastes pelouses bordées de massifs fleuris redessinés par le paysagiste Mark Rudkin.

D’élégantes statues en marbre (le Charmeur de Serpent, par Adolphe Thabard -1875-, et Le Pâtre et la Chèvre, par Paul Lemoyne -1830-) semblent s’élancer vers les pilastres cannelés et les chapiteaux corinthiens dont l’architecte Victor Louis (1731-1811) a habillé les magnifiques édifices qui entourent le jardin. Pierre Fontaine (1762-1853) réalisa les ailes de Montpensier et de Valois.


Cette année, quatre oeuvres contemporaines réalisées par Takis sont installées au centre du jardin.

L’exposition “Signaux Éoliens” présentée dans le Jardin du Palais Royal jusqu’au 29 août 2011, vous permet de découvrir autour du bassin central quatre Sculptures Éoliennes qui tournent autour d’un axe actionné par le vent. Elles ont été réalisées par Takis en 2006.

Cette année, les massifs de fleurs d’été ne font pas dans la dentelle ni la douceur. L’association des grands mufliers jaune citron et des dahlias rouge vif est plus violente à l’oeil. Deux couleurs que l’on retrouve sur deux des Sculptures Éoliennes de Takis.




Mais les couleurs sont plus douces sur les petits côtés du jardin. L’association d’anémones du Japon blanches et de dahlias rose indien à laquelle se mêlent les roses et quelques verveines de Buenos-Aeres ou de grandes campanules apportent un peu d’apaisement dans ce fleurissement estival.






Quelles que soient les couleurs des parterres, cela ne perturbe pas les pigeons, qui prennent toujours un bain de soleil (quand il veut bien se montrer) sur la grande pelouse centrale. Je dois reconnaître qu’une halte dans ce jardin, sur un banc ou une chaise, est toujours un moment agréable avant de se replonger dans le bruit de la ville.
