Alliaire officinale (Alliaria petiolata), une mauvaise herbe belle et bonne

Alliaire officinale (Alliaria petiolata), une mauvaise herbe belle et bonne

Cette plante sauvage cousine du chou (famille des Brassicacées), à l’élégante floraison printanière blanche et au feuillage dentelé au doux parfum d’ail, se rencontre dans les coins ombragés, en lisière ou au pied des haies. C’est au tout début du printemps qu’il faut déguster les jeunes feuilles de cette plante aromatique qui s’invite toute seule le plus souvent.

Mauvaise herbe, plante aromatique : Alliaria petiolata
Alliaire officinale (Alliaria petiolata), avril 2011, photo Alain Delavie

Une plante jolie à regarder, avec des faux airs d’ortie, mais non urticante. La floraison blanche très précoce au printemps attire davantage l’attention sur cette sauvageonne qui aime les coins frais.

Mauvaise herbe, plante aromatique : Alliaria petiolata
Alliaire officinale (Alliaria petiolata), avril 2011, photo Alain Delavie

Herbe à l’ail, alliaire officinale, moutarde aillée, ail-sans-ail, les noms communs français sont évocateurs. Car les jeunes feuilles peuvent se manger et ont un goût d’ail très léger, qui ne laisse pas l’haleine redoutable que l’on conserve longtemps après avoir consommé un aliment parfumé avec de l’ail bulbeux.

C’est aussi une plante médicinale : Elle est diurétique, antiseptique, stimulante, expectorante et détersive.

Mauvaise herbe, plante aromatique : Alliaria petiolata
Alliaire officinale (Alliaria petiolata), avril 2011, photo Alain Delavie

Une soit-disant mauvaise herbe qu’il faut garder dans le jardin. D’abord parce qu’elle est séduisante, décorative avec une floraison charmante. Et parce qu’elle est délicieuse et très utile pour parfumer les plats à une période de l’année où le potager est plutôt vide. Si vous voulez l’introduire dans votre jardin ou sur votre balcon, attendez que la plante forme ses graines et répandez en quelques unes dans les endroits ombragés pas trop secs.

Description de Coste (tome 1, taxon n°0200) id : 1866 – pr : 9
Nom présent dans la flore de Coste : Sisymbrium alliaria Scop.

  • Plante bisannuelle, à odeur d’ail ; tige de 40-80 cm., dressée, robuste, velue-hérissée à la base ; feuilles à peu près glabres, larges, pétiolées, les inférieures en rein, crénelées, les supérieures ovales en coeur, acuminées, grossièrement dentées ; fleurs blanches, assez grandes ; grappe fructifère longue, à pédicelles courts, étalés-dressés ; siliques ascendantes, subtétragones, raides, bosselées ; valves à 3 nervures ; graines oblongues-cylindriques, fortement striées en long, brunâtres, sur 1 rang.
  • Haies, lieux frais et ombragés, dans toute la France ; Corse. Toute l’Europe ; Asie occidentale jusqu’à l’Inde.

Alain Delavie

Agronome de formation et jardinier passionné depuis sa plus tendre enfance, collectionneur de plantes, Alain Delavie a exercé différents métiers toujours en étroite relation avec le monde végétal et le jardin, en commençant par celui de pépiniériste collectionneur avant de devenir journaliste et auteur spécialisé dans le jardinage. Il est aujourd'hui directeur des rédactions de Rustica (hebdomadaire Rustica, trimestriels Rustica Pratique et Rustica Les Essentiels).

Cet article a 3 commentaires

  1. alain of paris

    Gourmande ! Mais je te comprends, surtout que le goût d’ail n’a pas les inconvénients de l’ail classique…

  2. Pierre

    Et bientôt on se régalera avec l’ail des ours. Pas encore fleuri chez moi, en Yvelines.

  3. noemie

    En ce moment, j’en mange chaque jour! j’adore particulièrement les fleurs. j’en ai mis deux dans mon mur végétal d’aromatiques. et il y en a pas mal sous mes noisetiers…J’adore!

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