Les plants de tomates arrivent…

Les plants de tomates arrivent…

Les températures extérieures sont encore très fraîches, pour ne pas dire froides par moment, mais qu’importe ! Les jeunes plants de géraniums bien fleuris et de tomates font leur apparition dans les rayons des jardineries.

Arrivage hors-saison
Barquettes de jeunes plants de tomates en fin d'hiver dans une jardinerie, mars 2010, photo Alain Delavie

Ces jeunes plants sont plutôt sains et bien portants. Ils sont le plus souvent présentés dans le “marché aux fleurs”, une partie couverte mais non chauffée de la jardinerie, où sont vendus tous les jeunes plants de légumes, de fleurs printanières et d’annuelles. Tout ce qui a été le plus souvent forcé en serre et qui pourrait souffrir d’un coup de froid dehors.

À moins d’avoir une serre ou une véranda non chauffée, il est bien trop tôt pour acheter ces légumes frileux. Les températures nocturnes à 5 °C, et parfois moins dans la région, auraient tôt fait de les bloquer dans leur végétation. Sans parler des risques de pourriture quand le temps est plus humide. En région parisienne, on peut sans problème attendre le mois de mai pour installer ses plants de tomates (et de géraniums aussi). Si l’envie de lancer votre potager vous tiraille tant que ça, plantez plutôt des salades de printemps et des aromatiques robustes (ciboulette, oseille, thym et persil). Elles craignent moins les températures fraîches.

Alain Delavie

Agronome de formation et jardinier passionné depuis sa plus tendre enfance, collectionneur de plantes, Alain Delavie a exercé différents métiers toujours en étroite relation avec le monde végétal et le jardin, en commençant par celui de pépiniériste collectionneur avant de devenir journaliste et auteur spécialisé dans le jardinage. Il est aujourd'hui directeur des rédactions de Rustica (hebdomadaire Rustica, trimestriels Rustica Pratique et Rustica Les Essentiels).

Cette publication a un commentaire

  1. jpp

    On se demande en effet ce que deviennent ces plans de tomate vendus maintenant au total mépris du vivant.
    Il faut avoir visité au moins une fois une serre de production moderne. Lumière et eau sont dispensés par des automates , Une nourriture abondante est instillée sous perfusion. Au milieu de tout ça, un humain en costume de cosmonaute pulvérise des substances mystérieuses. Quand il a fini d’un côté, il recommence de l’autre. Au sortir de l’hôpital, il faut plusieurs mois de sanatorium aux pauvres plantes pour se remettre du traumatisme de leur naissance…quand elles s’en remettent.
    Le semis de tomate est des plus simple qui soit. A vingt degré, au bord de la fenêtre…Il n’y a pas de semis moins capricieux. Et vous connaissez ces plantes compagnes par leur petit nom…

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