Fleur verte, fleur fanée…

Fleur verte, fleur fanée…

Je devrais plutôt dire spathe verte, spathe fanée. Car ce que nous appelons les “fleurs” d’un anthurium sont en faite des inflorescences composées d’un spadice (la tige au coeur) et d’une spathe, qui entoure plus ou moins le spadice. Tout ça pour dire que lorsque vous achetez une potée d’anthurium, il ne doit pas y avoir de spathe verte, car cela signifie la fin de la floraison.

Plante fleurie d'intérieur
Potée d'anthurium avec les spathes verdissantes en fin de floraison, photo Alain Delavie

Entre les primevères bleu canard, les poinsettias jaune vanille ou les anthuriums noirs, pourquoi n’y aurait-il pas des potées à “fleurs” vertes après tout ? On pourrait se laisser prendre, perdu dans l’assortiment des fleurs hybridées.  Mais quand les potées avoisinantes ont des belles spathes rouges ou roses, méfiance… En vieillissant, les inflorescences changent de couleur et ont souvent tendance à verdir. Comme les belles langues blanches des spatiphyllums qui finissent complètement vertes. Un vert qui signe la fin d’une floraison, c’est dommage quand on achète la plante.

Plante fleurie d'intérieur
Potée d'anthurium avec une spathe verte en fin de floraison, photo Alain Delavie

Compte tenu de la très longue tenue des inflorescences d’un anthurium, ce vert signifie souvent que la potée est en magasin depuis un certain temps, pour ne pas dire un temps certain. Ce n’est pas le dernier arrivage ! Ce que les nombreuses marques blanchâtres sur les feuilles vernissées démontrent aussi. Résultat des arrosages à l’eau du robinet chargée en calcaire qui se dépose un peu plus à chaque aspersion d’eau.

Mais là où les choses se compliquent, c’est avec les potées ou les bouquets à fleurs bicolores normalement teintées d’un peu de vert. Rouge et vert, rose et vert ou blanc et vert…

Fleurs coupées
Spathes bicolores d'anthurium, photo Alain Delavie

La première potée on laisse, les fleurs coupées on achète. Quand la chlorophylle nous affole, aïe, aïe, aïe !

Alain Delavie

Agronome de formation et jardinier passionné depuis sa plus tendre enfance, collectionneur de plantes, Alain Delavie a exercé différents métiers toujours en étroite relation avec le monde végétal et le jardin, en commençant par celui de pépiniériste collectionneur avant de devenir journaliste et auteur spécialisé dans le jardinage. Il est aujourd'hui directeur des rédactions de Rustica (hebdomadaire Rustica, trimestriels Rustica Pratique et Rustica Les Essentiels).

Cette publication a un commentaire

  1. Laurent

    La chance avec les Anthuriums, c’est qu’ils sont florifères. Moins gênant qu’une potée de bulbes de printemps à deux doigts de faner…

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