Comme chaque année pour la Toussaint, l’Administration parisienne accomplit un effort tout particulier pour accueillir les familles et fleurir les cimetières.

Tous les agents de la surveillance spécialisée sont mobilisés et les bureaux des conservations sont ouverts au public. Tous renseignent, guident, accompagnent, réconfortent, aident et rassurent. Pour chaque agent des cimetières, bien qu’il s’agisse du métier qu’il exerce toute l’année, la période de la Toussaint revêt une importance capitale.
Des moyens supplémentaires en hommes et en matériels sont mobilisés durant les quinze jours qui précèdent la Toussaint : renfort en agents techniques d’entretien, nombreux passages d’engins de balayage, nettoyages répétés, évacuation de plus de cent tonnes de feuilles en quelques jours. Les fossoyeurs ont également la lourde tâche d’améliorer les cheminements et de donner le plus bel aspect aux divisions. Ce sont eux qui, la plupart du temps, conduisent les minibus mis à disposition des personnes à mobilité réduite.
Depuis des mois, le centre de production horticole de Rungis produit les chrysanthèmes qui servent à l’ornementation florale des cimetières. Les jardiniers rivalisent de professionnalisme et d’idées pour composer des décorations florales, fleurir les divisions militaires, les monuments aux morts et les sépultures d’anciens combattants. De superbes jardinières dont les chrysanthèmes s’échappent en cascade sont déposées devant les entrées de chaque nécropole. Les caveaux individuels du cimetière parisien de Thiais, qui accueillent les défunts sans ressources ou non identifiés, font également l’objet d’une attention particulière puisque chaque caveau est fleuri par la Municipalité à cette occasion.
Dans tous les grands cimetières parisiens comme le Père-Lachaise, Pantin, Thiais et Bagneux parisiens, des minibus sont mis gratuitement à disposition de tous. Ce service est très apprécié des personnes âgées.
Un minibus ou véhicule léger sur les sites suivants :
– cimetière de Montmartre (10,5 hectares)
– cimetière des Batignolles (10,4 hectares)
– cimetière parisien de Bagneux (62 hectares)
– cimetière parisien de Saint-Ouen (27 hectares)
– cimetière parisien d’Ivry (28 hectares)
Deux minibus sur les sites suivants :
– cimetière du Père-Lachaise (43 hectares)
– cimetière parisien de Thiais (103 hectares)
Trois minibus au cimetière parisien de Pantin (107 hectares).
Par ailleurs, pour assurer la tranquillité des visiteurs, la circulation en voiture ou en moto est totalement interdite dans les cimetières intra-muros. Elle est libre mais réglementée dans les cimetières extra-muros, sauf pour les poids lourds, strictement interdits. De même, pour le confort et la sécurité du public, les travaux funéraires sont suspendus le 31 octobre et le 1er novembre.
Quelques chiffres :
La ville de Paris compte 20 cimetières s’étendant sur une superficie globale de 422 hectares sillonnés par 100 km de voiries, et ceints par 25 km de murs de clôture. Le Service des cimetières compte 500 agents chargés de l’entretien des sites et des 200 km de réseaux divers et de 150 bâtiments. On dénombre 634 000 concessions et un columbarium de 26 600 cases. Et plus de 7 millions de corps reposent dans les cimetières parisiens.
Bonjour, je ne sais pas, mais voici deux pistes :
Pour connaître les horaires d’ouverture du bureau des concessions et obtenir un rendez-vous, appelez le 01 40 33 85 89 (prix d’un appel local).
Cimetière du Montparnasse, tél : 01 44 10 86 50.
Comment obtenir une autorisation pour pénétrer avec un véhicule léger dans certains cimetière (le cimetière de Montparnasse, en l’occurence) de façon ponctuelle pour amener des plantes et du terreau (2 ou 3 fois par ans) ?
Très heureux de ton sujet, qui ouvre la porte.
Le business du fleurissement funéraire est énorme, et très vaste.
Un poste très important pour le budget des communes, mais également pour l’industrie horticole…
Et nous ne pourrions pas en faire le tour ici.
J’espère que les choses changeront doucement.
j’aime me promener dans les divisions, à observer l’adaptation des végétaux.
Dans les années 50 des stèles étaient pourvut d’un “plateau” de graviers (voir en verre pillé bleu que j’adore )des sédums s’y sont implanté,et y prospèrent depuis des décennies sans aucun entretien.
A quand la stèle de graminées ?
ils font partie de notre paysage urbain, finalement, et parfois c’est un des rares endroits où l’on trouve le calme. Je connais celui de Pantin.